dimanche 14 novembre 2010

Quels outils TIC pour l’aquaculture ?

Traçabilité : Démarche qualité
Communication : Le marketing du vivant
Suivi de production : Système d’alerte
Information : Suivi réglementaire
Formation / Éducation : Sensibilisation et promotion


1. COMMUNIQUER
Une stratégie de différentiation : Faire exister une signature ; Faire exister une origine ; Faire exister un savoir-faire ; Valorisation des signes officiels de qualité français (AOC, label rouge, certification de conformité produit, et des sigles de protections européens).

2. ÉDUQUER / RASSURER
Production agricole, artisanale, manuelle !
Production naturelle dans un milieu sain,
Information sur les produits : saisonnalité…
Guide d’achat,
Conditions d’usage, de conservation,
Qualités sanitaires.
Garanties relatives à l’origine – Traçabilité

3. VENDRE
Prise de commandes.
Promotion de la vente sur le lieu de production : Visites, dégustations…
relation client

vendredi 12 novembre 2010

Répartition des éléments

Chaque article trouve sa place dans l'une des trois catégories récurrentes maintenant relevées. C'est ainsi que s'articulera ma synthèse :


Les NTIC engendrent des comportements alimentaires nouveaux, dans :

1/ les modes de production de matières premières (viande de synthèse, assistance en agriculture...)
2/ la préparation et la transformation des aliments (la nourriture en 3D, la modification de cellules végétales/animales...)
3/ le service, la présentation, et la consommation (les nouveaux dispositifs interactifs, les nouvelles interfaces d'assistances)

Pesez et scannez votre nourriture !


Ce produit a reçu la médaille d’argent du concours de Samsung Young Design en étant pratique et utile (à voir...).
En plaçant de la nourriture sur le plateau, le "hiREC" affiche des informations, soit en pesant la nourriture, soit en lisant le code barre.
L’écran affiche également les produits à acheter selon la période de l’année, les informations nutritionnelles et les recettes...

Une grosse fringale de nanoaliments

Par un chaud après-midi d’été au bord de la mer, rien ne vaut le plaisir simple et rafraîchissant d’une boule de glace au parfum choisi. Est-il possible de se régaler encore davantage ? Vic Morris, professeur en biologie moléculaire, pense que oui, avec l’aide de la nanotechnologie. Morris fait partie d’une équipe qui modifie les aliments pour donner au corps, sans excès diététique, une agréable sensation de satiété longtemps après la dernière bouchée. Une telle crème glacée rassasiante pourrait n’être qu’un début. Les nanoaliments font entrevoir la promesse d’un sel plus sapide, de matières grasses qui font moins grossir et d’une augmentation de la valeur nutritive de nos aliments de tous les jours. Des “nanosuppléments” alimentaires pourraient même combattre la malnutrition dans le monde. Mais qu’est-ce qu’un nanoaliment ? Il ne s’agit pas seulement de denrées dans lesquelles on aurait ajouté des nanoparticules. Nos aliments possèdent naturellement des nanostructures – les protéines de lait forment par exemple des amas nanoscopiques – qui peuvent être remaniées pour renforcer leurs propriétés.

En réalité, cela fait plusieurs années que les chercheurs modifient la nanostructure des aliments, en ajoutant par exemple des émulsifiants pour améliorer la texture des crèmes glacées. Mais l’apparition de technologies comme la microscopie à force atomique [qui permet d’analyser la surface d’un échantillon à l’échelle de l’atome] a ouvert une porte sur le nanomonde. Au lieu d’agir à l’aveuglette, Morris peut maintenant observer de près les minuscules structures sur lesquelles il travaille, comprendre leur comportement et les modifier de façon plus logique et réfléchie.

Ces techniques d’imagerie sont à la base de la nourriture ultrarassasiante que Morris veut mettre au point à l’Institute of Food Research (IFR), à Norwich (Royaume-Uni), et qui pourrait contribuer à lutter contre l’obésité. Beaucoup d’aliments, des crèmes glacées à la sauce hollandaise, sont des émulsions, c’est-à-dire des produits où les lipides sont transformés sous l’action du fouet en gouttelettes enveloppées d’une couche de protéines. On a toujours pensé que les émulsions se désagrégeaient dans l’estomac, mais Morris a découvert que ce n’était pas le cas : certaines conservent leur structure jusqu’à ce que leur enveloppe de protéines soit brisée par les sels biliaires dans l’intestin grêle.

En mettant en réseau les protéines, l’équipe de l’IFR a réussi à renforcer l’enveloppe qu’elles constituent et à retarder la désagrégation des émulsions jusqu’au dernier segment de l’intestin grêle, l’iléon. L’arrivée soudaine de matières grasses aussi loin dans l’intestin grêle déclenche le “frein iléal”, le mécanisme qui donne la sensation de satiété. “Le corps croit qu’on lui a donné beaucoup de lipides, et qu’il est donc repu”, explique Morris. Les chercheurs essaient maintenant d’appliquer cette technique à de la “vraie” nourriture.

Fabriquer des ingrédients sains à partir de rien

Appuyer sur le frein iléal n’est pas la seule façon d’utiliser les émulsions pour nous aider à manger moins gras. Dans les versions “allégées” de nombreuses émulsions alimentaires, environ la moitié des matières grasses sont remplacées par de l’eau, ce qui les rend moins onctueuses et agréables à manger. Une solution consiste à dissimuler cette eau sous la forme de nanogouttes à l’intérieur de chaque goutte d’huile. Nos papilles sentent ainsi moins l’eau et davantage l’onctuosité des matières grasses. Ce principe d’encapsulation a attiré l’attention de l’industrie alimentaire. “Il s’agit d’améliorer la valeur nutritive et la durée de conservation des aliments sans rien changer d’autre, notamment le goût et la texture”, précise Charles- François Gaudefroy, directeur de recherche et développement chez Unilever, un groupe détenteur de nombreuses marques.

“Nous savons que l’industrie alimentaire étudie la possibilité d’encapsuler certaines molécules comme les oméga-3, les vitamines et les minéraux”, explique Frans Kampers, chercheur en bionanotechnologies à l’université de Wageningen (Pays-Bas). De tels nutriments liposolubles sont parfois mal assimilés dans l’environnement aqueux de l’intestin. La nanoencapsulation leur donne une forme plus dispersée et plus facile à assimiler. Elle prolonge également la durée de conservation des aliments, masque les saveurs désagréables et, dans le cas des nanoémulsions, les rend invisibles à l’œil nu, de sorte que l’apparence de l’aliment n’est pas affectée. Cependant, transférer tous ces avantages à des produits concrets se révèle jusqu’à présent compliqué. Stabiliser des nanoémulsions est une chose notoirement difficile, tout comme démontrer leurs bienfaits pour la santé.

Des particules micrométriques de dioxyde de silice et de dioxyde de titane sont utilisées depuis plusieurs décennies comme additifs ; par exemple comme agent blanchissant dans des produits tels que le chewing-gum, et cela sans nocivité apparente. Mais réduire la taille des particules à l’échelle du nanomètre (1 000 fois plus petit que le micromètre) modifie les données : certaines nanoparticules semblent capables de traverser les cellules qui tapissent l’intestin, et pourraient donc se déplacer dans l’organisme. En décembre dernier, une équipe de l’Institut für Umweltmedizinische Forschung (IUF), à Düsseldorf (Allemagne), dirigée par Roel Schins a publié des travaux montrant que certaines nanoparticules, dont celles de silice et de dioxyde de titane, peuvent endommager l’ADN des cellules intestinales de l’homme. Si des questions demeurent sur l’innocuité de certaines nanoparticules, d’autres nanoparticules alimentaires sont essentielles à la santé. Ainsi, une grande partie du fer contenu dans la viande et les végétaux est présente sous forme de ferritine, une protéine d’un diamètre de 12 nanomètres avec un noyau de fer. L’intestin humain est exposé à ces nanoparticules alimentaires depuis des millénaires.

Dora Pereira, du MRC Collabo rative Centre for Human Nutrition Research, à Cambridge, travaille sur un projet dont le but est d’augmenter la quantité de fer que l’organisme peut assimiler en fabriquant des copies de la ferritine. Plus de 30 % de la population mondiale souffre d’anémie, généralement à cause d’une carence en fer, et les compléments alimentaires contenant du fer ne sont pas très efficaces. “Les suppléments actuels sont si différents de ce à quoi nous sommes exposés dans notre régime alimentaire qu’ils ont des effets secondaires ou sont mal assimilés”, explique Mme Pereira.

Pour résoudre ce problème, son équipe a fabriqué des nanoparticules sur le modèle de la ferritine, en enrobant de l’oxyde de fer avec une couche d’éléments naturellement présents dans les aliments, tel l’acide tartrique. Selon Mme Pereira, les tests sur des volontaires carencés en fer sont prometteurs : le nanofer est bien assimilé et a moins d’effets secondaires que les suppléments classiques.

Plutôt que de transformer des molécules pour créer des ingrédients bons pour la santé, on pourrait adopter une approche beaucoup plus flexible : fabriquer des aliments à partir de rien, ou presque. Une équipe de l’université de Wageningen a déjà créé une structure similaire à celle de la viande à partir de protéines de lait. Dans cette expérience, un extrait alimentaire a été utilisé comme point de départ, mais il sera peut-être possible un jour de synthétiser les éléments de base des aliments à l’échelle nanométrique et de les assembler pour fabriquer des aliments artificiels. Pour Kampers, une technique de ce type pourrait aider à nourrir la population de la planète, dont l’effectif s’accroît très rapidement. “Il est impossible de produire les quantités de viande nécessaires, nous devons trouver une autre source de protéines”, assure-t-il.

Cornucopia : Concept imprimante de nourriture du MIT



Cornucopia est un concept de design pour une usine alimentaire (food factory) personnelle qui apporte la versatilité du monde numérique dans le domaine culinaire. Par définition, c'est une imprimante à trois dimensions pour la nourriture, qui fonctionne en stockant, en mélangeant précisément, en déposant et en faisant cuire des couches d'ingrédients.
http://www.jca-institut.com/2010/04/21/quels-outils-tic-pour-l’aquaculture/

Les comportements alimentaires : quels en sont les déterminants ? quelles actions pour quels effets ?

Communication de l'Institut national de la recherche agronomique du 24.06.10 – Santé et social / Développement économique et emploi

Les conclusions d’une expertise scientifique collective sur les comportements alimentaires menée par l’Inra à la demande du ministère en charge de l’Alimentation ont été rendues publiques le 24 juin 2010. Mobilisant une vingtaine d’experts de différentes disciplines et institutions, cette expertise a réalisé un travail bibliographique inédit, basé sur près de 1 600 articles scientifiques, pour dresser un état des connaissances sur les comportements alimentaires.

Les pratiques alimentaires ont connu au cours des dernières décennies de fortes évolutions, caractérisées notamment par une augmentation de la consommation de lipides, un usage de plus en plus répandu de produits prêts à consommer, une progression de la restauration hors domicile, l’expansion de la grande distribution dans les circuits d’approvisionnement... Elément important du bien-être, facteur de protection ou de risque en matière de santé, et plus globalement enjeu de société, l’alimentation se situe au croisement de politiques publiques.

Celles-ci s’attachent, avec un objectif commun de santé publique, à différents aspects de l’alimentation (sécurité sanitaire, offre, prévention nutritionnelle…), et à l’activité de ce secteur économique et social important dans notre pays.


Du nutriment au comportement alimentaire

Le champ des recherches sur les liens entre l’alimentation et le maintien d’une bonne santé s’est élargi, de l’étude des relations entre nutriments et santé (le rôle des vitamines, par exemple), aux effets nutritionnels de l’aliment ou d’associations d’aliments dans leur complexité. Les connaissances acquises ont permis de conseiller l’apport de nutriments favorables à travers la consommation de certains produits (fruits et légumes et poissons, par exemple) ou de formuler des recommandations sur la composition des régimes alimentaires.

En se fondant sur ces résultats, l’action publique déploie, depuis plusieurs années, des campagnes d’information nutritionnelle et des actions concertées avec l’industrie agro-alimentaire visant à faire évoluer l’alimentation dans un sens bénéfique pour la santé.

Cependant l’augmentation du surpoids dans la population montre qu’elles n’ont pas encore eu les effets attendus.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche a demandé une expertise scientifique collective à l’INRA pour disposer d’un bilan des connaissances sur les différents déterminants des comportements alimentaires permettant d’éclairer son action.

L’expertise s’appuie sur plus de 1600 articles scientifiques internationaux et sur le travail d’une vingtaine d’experts dans des disciplines variées (épidémiologie, nutrition, sociologie, économie, ..).

Ce travail met en relief les conclusions suivantes...


Une approche globale de l’alimentation est nécessaire

Comprendre les évolutions et les relations entre pratiques alimentaires et indicateurs de santé dans une optique d’action en situation réelle, suppose de prendre en compte les différents déterminants des comportements des consommateurs pour analyser comment ils contribuent ensemble à la construction de ces comportements.


L’importance du contexte et des normes sociales

Si la prise alimentaire est intimement régulée par les signaux physiologiques que sont la faim et la satiété, cet équilibre se révèle d’abord sensible aux perturbations provenant de l’environnement immédiat du mangeur (distraction lors du repas pris devant la télévision, dans le bruit …).

Plus globalement, les normes sociales et les représentations autour de l’alimentation orientent et structurent les comportements alimentaires.


Des âges de la vie plus vulnérables aux modifications du comportement

L’expertise s’est intéressée aux comportements alimentaires aux différents âges de la vie (enfance, adolescence, vieillesse). L’éducation au goût et à l’écoute des signaux de la faim et du rassasiement, en particulier dans le très jeune âge, est un élément déterminant, car les habitudes acquises précocement sont ensuite très difficiles à modifier.


Le consommateur souverain ?

L’expertise a analysé les différents leviers d’actions possibles pour influer les comportements dans le sens d’une meilleure adéquation aux recommandations nutritionnelles. Une des options consiste à s’adresser directement au consommateur par le biais de l’information nutritionnelle. Il ressort de l’expertise que cette information est plus efficace lorsqu’elle combine des messages destinés à l’ensemble de la population et des actions spécifiques ciblées sur des populations plus vulnérables (personnes âgées, populations défavorisées). La limite de cette approche est de considérer le consommateur comme souverain, alors que ses comportements sont largement influencés par son environnement.


Jouer sur l’environnement du consommateur

L’expertise met en lumière de nombreuses possibilités pour jouer favorablement sur l’environnement des consommateurs : composition, goût et structure des aliments, disponibilité de fruits et légumes en milieu scolaire, engagement d’industriels sur la composition des aliments (aliments moins gras, moins salés et moins sucrés). Les hausses de prix ou les subventions n’apparaissent en revanche pas toujours comme des leviers d’action pertinents. Efficaces à court terme, les taxes et subventions sont susceptibles de générer des effets indésirables comme le report sur d’autres produits, la dégradation de la qualité nutritionnelle ou l’augmentation des prix avec la demande.

Finalement, une politique combinant de multiples actions concertées visant tant le consommateur que son environnement, semble la plus à même de modifier les comportements.

La mise en évidence de nombreux facteurs qui interagissent et qui influencent les comportements alimentaires montre le besoin d’amplifier les recherches à partir du suivi de larges cohortes pour mieux comprendre comment les pratiques alimentaires se construisent à partir de cet ensemble complexe de facteurs et quels sont leurs liens avec l’état de santé de la population.